The documentaire

The musique

[Le goût pour la musique]

Guy : On aimait beaucoup la musique individuellement. On n'a pas nécessairement les mêmes goûts musicaux, mais on aime la musique, on a toujours aimé ça faqu'on faisait des parodies pis on faisait des tounes originales.

Bruno : Et puis ça, c'était juste nous quatre avec un technicien, on faisait vraiment... pis nous cinq, nous six dépendant des années là, on faisait vraiment tout ça ensemble, là, ça c'était notre trip à nous, ça.

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[Mitsou]

Bruno : André faisait Mitsou, je veux dire y'a beaucoup de gens qui ont pensé que c'était Chantal qui faisait Mitsou parce que Chantal chantait sur la track...

Guy : Mais même moi, j'y ai pogné le cul toute la journée qu'y a fait ça, pour finalement apprendre, quand y s'est retourné, que c'était pas une fille.

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[La procédure]

Bruno : L'exercice était simple; qui est le meilleur pour la chanter, bon ben ça, ça va être la track, qui est le meilleur pour l'interpréter, pour le visuel, ben ça, ça va être l'image. Et on mettait les deux ensemble.

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["Je suis une irréductible", parodie de Robert Palmer]

Bruno : On faisait vraiment des folies...

Chantal : Bruno, y faisait le bouffon, pis moi j'avais dit : "Non, je veux que ça soit vraiment, les gars sont sexy, tsé, sont sexy, sont langoureux comme les filles le sont dans le vidéo de Robert Palmer.". Et y'avait fallu que je me batte un peu parce que les gars voulaient faire les clowns, mais pour finir, y'ont dit : "Ok, on va le faire cochon.".

Guy : Pis moi, je faisais une pierre au rein.

Chantal : Pis y étaient très cochons, hein, c'était bon, ben moi, je sais que...

Guy : J'étais pas là.

Bruno : Ben en tout cas, c'est Chantal qui a fait en sorte, qui a tout changé la vision qu'on a eu de ça.

André : Parce que depuis ce temps-là, y'a pus aucun stéréotype dans le videoclip.

[?] : Merci Chantal!

Guy : Et c'est grâce à Chantal! Bravo Chantal!

André : Bravo Chantal.

Guy : Bravo!

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["Papa don't preach"]

Guy : Et Chantal était d'une grande discipline, quand a faisait des imitations, elle les pratiquait...

Richard : ... travaillait...

Guy : ... était vraiment écoeurante. Alors un jour, a pratique Madonna, a fait "Like a virgin", je pense, quelque chose comme ça...

Richard : "Papa don't preach"

Guy : "Papa don't preach", a regarde le vidéo, a fait tous ses mouvements et Bruno fait le père, y fait "Papa don't preach", il fait le papa. Faque là, le vidéo commence pis Chantal est pareille, a bouge pareil, elle l'a super bien, et là, tout d'un coup, ce gros zouf là...

Richard : ... cochon là.

Bruno : Toton, on peut le dire.

Guy : ... rentre dans le plan, pis y fait n'importe quoi pis...

André : 3-4 grimaces qu'y a même pas pensées avant.

Guy : 3-4 grimaces qu'y savait même pas qu'y ferait, là, pus personne regarde Chantal, le monde regarde Bruno, pis là tu dis : "Comment scrapper 2 jours de travail avec un gros tata.".

Bruno : Je me souviens, Chantal avait, après la take, tout le monde riait, tsé, les techniciens ça... "Ah ah ah!", ça rit. A dit : "Han, c'était tu correct, c'était bon?". Pis là, a se rend compte que j'étais derrière!

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["Gros méchant loup"]

Chantal : Ben Mulo, ce qui était drôle, c'est que moi, dans la vraie vie, ch'pas portée à m'habiller poupoune pis là, bon, pour les bénéfices du sketche, on m'arrange hyper hyper poupoune et là, j'arrive sur le plateau et je me souviens que les techniciens en particulier étaient vraiment... je voyais que je faisais un effet boeuf.

[...]

Guy : Ça faisait 7 ans qu'on te voyait à chaque jour pis on réalise qu'on a une super pitoune dans notre groupe, pis on le savait pas!

Chantal : ... que les gars avaient de la misère à me regarder dans les yeux, je sentais qu'y faisaient... y travaillaient fort.

Bruno : La première question qu'y se sont tous posée : "C'est qui, elle?".

André : "C'est qui, elle?"

Bruno : Là, y'ont sû que c'était Chantal, y'ont fait : "Wowwwww!".

Chantal : Pis après, je me suis rhabillée ordinaire, pis y'ont fait : "Ah.".

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[L'origine de Ringo Rinfret]

Drogue, oui oui oui, drogue, non non non... Bruno : Ringo, tu te souviens André, on était en promo parce qu'on faisait des shows de...

Guy : ... Richard Case.

André : ... Richard Casez.

Bruno : ... de centre d'achats et pis y'avait, sur le show, le fameuz Richard Casez, Case ou Casez?

André : Casez.

Guy : Case.

André : Un chanteur de la région de Québec.

Guy : Ouin.

Bruno : ... qui parlait de son expérience, de son vécu et pis y'était "big" le gars, pis y parlait, pis y dit : "Vous savez, dans ce métier là, on provoque beaucoup d'admiration...

Guy : ... mais aussi...

Bruno : ... mais on suscite également beaucoup de jalousie."

[...]

Bruno : Pis là, le problème, c'est qu'après, y va chanter : "AAAH AAH...!". Écoute, Michel Louvain à côté de ça, c'est Pavarotti!

André : Tu te souviens-tu de la chanson, Bruno, qui chantait?

Bruno : C'est...

André : "Comme s'il ne me restait...

4 gars : ... panpanpanpanpanpanpan que quelques heures à vivre...!"

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[Les forces]

Guy : Y'avait vraiment une émulation entre nous, c'est que le monde avait des forces pis d'autres en avaient d'autres, pis finalement, côtoyer les autres, on finissait que, au bout de quelques années, on pouvait faire pas mal toutes sortes d'affaires pis se remplacer au pied levé si y'avait quelque chose...

Yves : C'est arrivé à Guy de chanter juste à cause de...

Guy : Ça adonné...

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[Guy et le chant]

Yves : Non mais en spectacle, fallait pas chanter à côté de Guy. Moi, j'avais des harmonies à faire avec Guy au même micro, pis à un moment donné y chantait ma note, pis là, je changeais pour sa note, pis à un moment donné y revenait pour sa note pis y me regardait avec un air gros méchant, voulant dire : "Tu t'es trompé.".

André : "Tu t'es trompé."

Bruno : Alors, je peux révéler à Guy un secret... Avant les shows, on allait voir le soundman, pis on y disait : "T'oublies pas, le micro de Guy, un peu moins fort. Juste pour qu'y soit égal dans la balance.".

Guy : Égal...

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[Les chorégraphies de Bruno et Yves]

Reporter : ... quand que vous dansiez, était très dur à suivre? Pas Yves...

Chantal : C'est Bruno.

André : Nah... Yves!

Guy : Yves, c'est le plus dur.

Yves : Bruno est très facile à suivre, c'était... C'est le Ringo.

Guy : C'est le Ringo!

Yves : Tu mets une barbe, tu fais un autre personnage qui danse avec du Ringo.

Guy : C'est les coudes et les [?].

Bruno : Ah attention, faut sortir le derrière également.

Guy : Aussi.

André : Oui oui. C'est vrai, c'est vrai.

Yves : Oui, pis y'a une p'tite affaire de pattes comme ça...

[...]

Bruno : Yves, Yves ça allait jusqu'à changer des chorégraphies, y voulait tous qu'on danse comme lui, ben certainement, on a compris que nous, fallait que ça soit une chorégraphie simple en arrière quand c'est lui qui chante devant, pis que lui fait n'importe quoi parce que c'est impossible de suivre Yves.

Yves : J'ai jamais voulu qu'on danse comme moi, j'ai juste dit que ça serait le fun qu'on fasse tous la même affaire, mais t'avais peur que ça soit comme moi!

Bruno : Eille, sur les..., c'est pas vrai, c'est pas vrai!

André : Non, non, non, non.

Bruno : Sur les feux sauvages, tu voulais, je me souviens très bien, sur les feux sauvages, là, la parodie des feux sauvages...

André : Oui oui, oui oui, le... absolument.

Bruno : ... tu voulais qu'on danse comme toi en arrière...

André : Exactement.

Bruno : ... pis tu fais un espèce d'affaire impossible, tu voulais qu'on fasse ça, personne était capable.

André : Écoute Yves, c'est pas compliqué, même toi t'es pas capable de danser comme toi...

Bruno : Ben oui!

André : ... t'es pas capable de faire deux fois la même affaire.

Bruno : Tu fais pas deux takes pareilles.

André : Impossible!

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["Ça rend rap"]

Guy : A sonnait bien, c'est-à-dire, c'était une toune humoristique, mais si t'écoutais pas les paroles, ou ben, tu disais : "C'est une toune... c'est une toune de production.".

Bruno : Mais ça partait d'une parodie d'un mouvement qui naissait, d'abord...

Guy : Rap.

Bruno : ... effectivement, aux États-Unis, qui datait de 2-3 ans à peu près.

Guy : Faqu'on a écrit ce rap là, pis, avec Jocelyn Therrien qui a fait la musique, pis ça pogné à radio, pis on l'a fait au "Lundi des Ha-Ha!", ça nous a beaucoup beaucoup beaucoup aidé. "Ça rend rap" a été le vrai élément déclencheur de la popularité de RBO, ça parti de là.

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["Les Bidules", parodie des Beatles]

Yves : Y'a des sketches où la distribution s'est faite parce que, a mettons dans telle partie du sketche, c'était sûr que ça allait être Guy, André pis moi, donc le rôle qui restait, t'as à imiter ce chanteur là ou ce comédien là, c'est toi Bruno qui...

Guy : Ben écoute, écoute, les Beatles, on riait tout le temps parce qu'on disait : "Les Beatles, avec John, Ringo, Paul et Bruno!".

André : ... et Bruno!"

Bruno : Mais j'aimais ça faire ça, par exemple.

Guy : Y... Y restait juste lui, y'étais pogné pour faire George Harrison, les autres avaient comme une affinité physique qui était ben évidente.

Bruno : Ben j'y ressemble, r'garde : [Bruno se creuse les joues]

Yves : Pareil!

[...]

Les grands succès des Bidules André : Faut dire quand même, les bidules, tsé, on l'a fait une fois, je me souviens pus du nom du sketche, je pense c'est "Les grands succès des Bidules" ou quelque chose comme ça, pis effectivement, le fait qu'on en ait fait d'autres après c'est parce qu'on a trippé en tabarnouche à faire ça, c'est surtout ça l'affaire, tsé. On a été en studio, on a fait des tounes des Beatles, "Wow! On en fait tu d'autres?".

[...]

Yves : Reproduire musicalement les Bidules, sincèrement, moi, desfois, je me pinçais. On était en studio pis j'étais en train de travailler là, mais je veux dire, j'aurais payé pour le faire.

André : Ben oui.

Guy : Oui oui. Pis moi, dans "Bête de scène", le sketche que ça m'a jamais dérangé de faire à chaque jour, pis c'était ça pour tout le monde...

Bruno : C'était notre récompense.

Guy : ... notre numéro des Bidules, on arrivait là, pis on chantait toutes les tounes des Beatles.

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["Melvin"]

Guy : "Melvin", c'est une chanson en plein milieu d'un sketche de Walt Disney.

Yves : Non, c'était à la semaine prochaine à Walt Disney, c'était...

Guy & André : Melvin le bûcheron.

Yves : Pis c'était inspiré de, tsé à un moment donné y'avait tout le temps le même dessin animé qui revenait au monde merveilleux de Disney, c'était Paul... Paul Banion. "Oh Paul! Paul Banion...!". C'était un espèce de géant bûcheron avec son gros boeuf, pis là, c'est la version québecoise, Melvin...

André : Melvin le bûcheron.

Yves : ... le bûcheron de la forêt canadienne.

Bruno : Qui est le fun à chanter, aussi.

Guy : À partir de ce moment là...

Bruno : Je me retiens, là.

André : Ben oui.

[?] : Vas-y

Guy : Vas-y donc, Bruno.

André : Ok...

4 gars : "Melvin, Melvin
Bûcheron d'la forêt canadienne
Fort comme un boeuf, y mange des bines
Travaille toute la journée pour un trente cennes

Melvin, Melvin, Melvin
Bûcheron d'la forêt canadienne
En équilibre sur la pitoune
J'vous dit qu'y a pas l'air d'une moumoune

Melvin, Melvin"


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